
L’embellie sera de courte durée. Quelques poignées de main, une belle photo de famille et un tête-à-tête avec Barack Obama durant lequel la présidente s’apprête à fixer, enfin, la date de son voyage d’Etat à Washington : Dilma Rousseff est venue s’offrir au sommet des Amériques, vendredi 10 et samedi 11 avril, à Panama, un rare moment de répit avant de devoir plonger à nouveau dans les affres de la politique brésilienne. Dimanche, une nouvelle manifestation appelant à sa destitution est prévue dans les principales villes, réplique à la fronde du 15 mars, où près d’un million et demi de personnes étaient descendues dans les rues.
Si les premiers cent jours de son nouveau gouvernement de coalition, investi le 1er janvier après une réélection étriquée, ont été un festival d’annonces inabouties et de signaux contradictoires, la chef de l’Etat affronte avec une étrange passivité toutes sortes de vents mauvais : ralentissement économique, affaires de corruption vertigineuses, divisions politiques. Au point où la question de savoir si elle parviendra à achever son second mandat n’est plus taboue.
« Le gouvernement a sous-estimé l’insatisfaction populaire et la façon dont évoluent les choses, nous devons nous demander s’il terminera l’année 2015 »
« Le gouvernement a sous-estimé l’insatisfaction populaire et la façon dont évoluent les choses, nous devons nous demander s’il terminera l’année 2015 », avance le philosophe Guilherme Boulos, 33 ans,...
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