Depuis son retour à la compétition, à Metz (mi-septembre), Jo-Wilfried Tsonga teste une nouvelle raquette, que son équipementier a développée en grande partie avec et pour lui, mais pas seulement. Car le Français ne l’a pas encore totalement adoptée et se donne jusqu’à la fin de la saison pour prendre sa décision. «Ce ne sera pas forcément la raquette de Jo», précise-t-on chez Babolat, qui lancera la commercialisation du son nouveau produit en décembre (entre 179 et 199€).
Si elle lui donne satisfaction, Tsonga troquera alors son Aéro Pro Drive (davantage développée pour les qualités de Rafael Nadal) pour la toute nouvelle Pure Strike, qu’il étrennera alors pour l’Open d’Australie 2014.
Avec ce nouveau modèle, Babolat rompt avec sa tradition de cadres elliptiques, qui lui avaient permis de revenir sur le devant de la scène au milieu des années 1990 (lancement de la Pure Drive en 1994). «Grâce à la nouvelle construction du cadre hybride (à la fois carré et elliptique), la raquette Babolat Pure Strike offre davantage de réactivité à l’impact de la balle que n’importe quelle autre raquette de ce segment», assure le chef de produit raquette de l’entreprise lyonnaise, Gaël Moureaux.
Désireux de répondre aux attentes du haut niveau, Babolat a identifié deux types de joueurs : les «punchers», qui frappent la balle au sommet du rebond en restant derrière leur ligne de fond de court (Nadal fait partie de cette catégorie), et les «first strikers», prenant la balle plus tôt. Tsonga est de ceux-là. Le Manceau, absent du circuit pendant deux mois et demi (fin juin-mi septembre) en raison d’une blessure au genou gauche, avait d’ailleurs évoqué lors de son retour à la compétition son désir d’être encore plus offensif. Actuellement à Shanghai, il s’est montré incisif lors de son entrée en lice face à Pablo Andujar.
Si elle lui donne satisfaction, Tsonga troquera alors son Aéro Pro Drive (davantage développée pour les qualités de Rafael Nadal) pour la toute nouvelle Pure Strike, qu’il étrennera alors pour l’Open d’Australie 2014.
Avec ce nouveau modèle, Babolat rompt avec sa tradition de cadres elliptiques, qui lui avaient permis de revenir sur le devant de la scène au milieu des années 1990 (lancement de la Pure Drive en 1994). «Grâce à la nouvelle construction du cadre hybride (à la fois carré et elliptique), la raquette Babolat Pure Strike offre davantage de réactivité à l’impact de la balle que n’importe quelle autre raquette de ce segment», assure le chef de produit raquette de l’entreprise lyonnaise, Gaël Moureaux.
De Shanghai, où, entre ombre et lumière, il remonte sur scène (depuis une élimination prématurée en 8e de finale à l'US Open contre Tommy Robredo), Roger Federer, désormais 7e joueur mondial a promené son regard sur son actualité et ses projets, espérant laisser planer sa menace comme aux plus beaux jours.
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Le Suisse a patiemment commenté le retour au sommet de la hiérarchie de Rafael Nadal, l'un des rares joueurs (avec Andy Murray 11-9) possédant un solde positif face à lui (21 succès à 10). «C'est un incroyable come-back, il n'y a aucun doute. Il y a un an, les gens disaient qu'il pouvait ne plus jouer au tennis. Un an plus tard, il est n°1. Les choses peuvent aller vite dans le tennis, c'est bien. D'un autre côté, on a aussi parfois tendance à oublier un joueur un peu trop vite...» Douleur sourde, intime. Pour un joueur qui rêve encore de défi, de grandeur. Et qui puise dans le retour spectaculaire de l'Espagnol l'homme aux 17 titres du Grand Chelem les raisons, la force d'y croire.
Difficile derrière les mots choisis de ne pas saisir l'envie, de sentir l'espoir de rebond pour le collectionneur de records et d'honneurs qui aperçoit un compatriote lui mordiller les mollets au classement ATP (Wawrinka, 8e). Alors l'homme dont l'étoile pâlit (35 victoires-12 défaites; 1 seul titre en 2013) fait le point : «J'ai toujours su que cette année après une saison 2012 éprouvante avec les Jeux olympiques serait plus calme. Je m'attendais à avoir moins de succès.»
Et pose les rails pour voir loin, lui qui n'imagine pas le rideau tomber brutalement avant les JO 2016. Attitude et objectifs à court et moyen terme : «Rester positif, travailler dur chaque jour. Le Masters, c'est le but au début de la saison. C'est le meilleur des meilleurs tournois, je veux absolument en être. C'est une source de motivation de bien jouer et de figurer dans ce tournoi.»
Objectif 2014. «Mon sentiment pour la saison prochaine est que cela va être une grande année. Je vais avoir moins de points à défendre, notamment dans les moments clé où je me considère comme favori. Je suis déjà tourné vers 2014. Tant que je serai physiquement et mentalement au point, il n'y a pas de raison que je ne prenne pas part à de grands matches. C'est ce à quoi j'aspire en 2014, vivre ces matches.»
En espérant de nouveau pouvoir lutter les yeux dans les yeux avec Rafael Nadal. De retour au sommet de la hiérarchie après 7 mois de coupure et seulement 8 mois de compétition (14 tournois, 10 titres). Nadal qui, au fil d'une longue rivalité née en 2004 à Miami, est devenu une source de motivation, puis une source d'inspiration pour sa fureur de revivre.
Roger Federer devra trouver l'équilibre entre son désir de rebond et la réalité. Rendre possible l'impossible. Enrayer l'irréversible déclin. La flamme, elle, brûle toujours.
La saison 2013 pourrait laisser de profondes traces psychologiques mais le Serbe n'a toutefois pas tout perdu à New York. S'il ne s'agit que de lorts de consolation à l'heure d'un revers encore vif, Novak Djokovic peut retirer quelques motifs de satisfaction de son tournoi, comme celui de garder la menace Stanislas Wawrinka à distance. Avec un peu de chance, comme il l'a justement reconnu, il a su (comme lors de l'Open d'Australie, en 8e de finale) ligoter, en demi-finale, l'ambition du Suisse au terme d'un match marathon.
Par ailleurs, il conserve, pour l'instant sa place de n°1 mondial (occupée sans discontinuer depuis le 5 novembre 2012).
Il a aussi, simple oeillade, eu le plaisir de sortir vainqueur du point du tournoi. 54 coups échangés au milieu du deuxième set. Un stade debout pour saluer un échange de 74 secondes !
Novak Djokovic peut, enfin, comme Rafael Nadal sut le faire en 2011 (après une défaite en finale à New York contre... Novak Djokovic) vite enlasser un nouveau défi, la Coupe Davis pour repartir, rebondir. Contre les Français à Cordoba, l'Espagnol rugissant n'avait concédé que 10 jeux en deux démonstrations (contre Gasquet, puis Tsonga). Face à lui, Djokovic a une demi-finale très attendue à Belgrade contre la Canada. En attendant les défis de l'automne. Et si son compteur reste bloqué à 6 sacres en Grand Chelem (en 12 finales), il n'a que 26 ans...
Crédit photo : Panoramic.
Lauréate de l'US Open 7-5, 6-7 (6-8), 6-1 aux dépens de Victoria Azarenka dans un remake de l'édition 2012, Serena Williams a enrichi sa légende, compilé un 17e titre du Grand Chelem. Comme Roger Federer. Prestigieux voisin de palier. A l'heure où le tennis américain se morfond (pour la première fois, aucun joueur US ne figurait en 8e de finale du tableau masculin de l'US Open), une étoile brille. Celle de la n°1 mondiale. Indomptable, insatiable, inoxydable.
Titrée à New York, 5e sacre, où elle remporta le premier titre majeur de sa carrière en 1999 (elle qui était entrée dans la carrière entamée sur le circuit professionnel en 1995). La meilleure joueuse des quinze dernières années a connu plusieurs vies, s'est parfois éloignée du circuit, volontairement ou involontairement.
Pour y revenir. Encore et toujours. Aimantée par le goût retrouvé pour le jeu, le parfum unique des sommets, du défi. Toujours plus déterminée. Unique. L'Américaine (45 titres, dont 15 Grand Chelem) s'inscrit dans la lignée des prestigieuses Steffi Graf (107 titres de 1984 à 1999, dont 22 sacres en Grand Chelem), Martina Navratilova (167 titres de 1974 à 1994, dont 18 en Grand Chelem) et Chris Evert (154 titres, dont 18 en Grand Chelem de 1971 à 1988).
Retour en 17 titres de Grand Chelem victorieux sur la carrière hors normes de Serena Williams, celle qui est aujourd'hui accompagnée par Patrick Mouratoglou.
US Open 1999, bat Monica Seles 4-6, 6-3, 6-2
Wimbledon 2002, bat Venus Williams 7-6, 6-3
Roland-Garros 2002, bat Venus Williams 7-5, 6-3
US Open 2002, bat Venus Williams 6-4, 6-1.
Open d'Australie 2003, bat Venus Williams 7-6, 3-6, 6-4
Wimbledon 2003, bat Venus Williams 4-6, 6-4, 6-2
Open d'Australie 2005, bat Lindsey Davenport 2-6, 6-3, 6-0
Open d'Australie 2007, bat Maria Sharapova 6-1, 6-2
US Open 2008, bat Jelena Jankovic 6-4, 7-5
Open d'Australie 2009, bat Dinara Safina 6-0, 6-3
Wimbledon 2009, bat Venus Williams 7-6, 6-2
Open d'Australie 2010, bat Justine Henin 6-4, 3-6, 6-2
Wimbledon 2010, bat Vera Zvonareva 6-3, 6-2
Wimbledon 2012, bat Agneszka Radwanska 6-1, 5-7, 6-2
US Open 2012, bat Victoria Azarenka 6-2, 2-6, 7-5
Roland-Garros 2013, bat Maria Sharapova (6-4, --4)
US Open 2013, bat Victoria Azarenka 7-5, 6-7 (6-8), 6-1
Un an plus loin, Arnaud Clément se heurte à un persistant mal de terre chez les Bleus et aux limites du groupe bleu. Si les absences ont pesé de tout leur poids (Richard Gasquet au tout dernier moment et Gaël Monfils en phase de reconstruction), certains présents ont étalé de criantes limites. Michaël Llodra, pierre angulaire du double depuis de longues années et de la campagne 2010 en particulier ne cesse de perdre du volume, de la consistance et de l'influence. Comme le rappellent ses dernières prestations sans ressort en double (revers successifs contre l'Autriche, les Etats-Unis et l'Argentine depuis 2011).
Gilles Simon (n°13 au classement ATP) n'a pas encore l'étoffe du joueur de Coupe Davis sublimé par l'événement. Le rendez-vous l'inhibe. Il ne compte que 4 succès en 12 matches (n'a remporté qu'une seule des huit rencontres décisives jouées). Impuissance pénélisante.
Et toujours, invariable antienne, le persistant mal de terre. Aux portes de la saison sur terre. Dans la ligne droite de Roland-Garros qui fêtera cette année les 30 ans de la victoire de Yannick Noah, un inoubliable 5 juin 1983. Et de regretter l'absence d'aisance et de science de jeu sur terre. Terre de misère en France où la surface ne représente que 10% des 41000 courts plantés dans l'hexagone. Une surface ailleurs dominante. Terre forte en Espagne ou en Belgique (80%), en Allemagne ou en Argentine (90%). Roland-Garros, un modèle manquant aujourd'hui de racines... Que semblent lointains les succès de 1982 (quart de finale) contre la Tchécoslovaquieet 2002 (demi-finale) contre les Etats-Unis. Quand la terre pouvait être un piège, «Roland» un chaudron et l'équipe une équipe...
En attendant, Arnaud Clément ne rejoindra pas le cercle fermé des capitaines couronnés dès leur première année d'exercice, comme Arthur Ashe (1981), Yannick Noah (1991), Javier Duarte (2000) et Albert Costa (2009). Il ne fera pas non plus aussi bien que Guy Forget, finaliste pour sa première en 1999. Il se trouve surtout face à un vaste chantier, composer avec une densité rare, trois joueurs dans le Top 20 mais deux (Gasquet, Simon) aux références manquant d'aplomb pour voyager sereinement. Comme l'a cruellement rappelé une équipe trop tendre pour résister à une équipe d'Argentine qui ne présentait pourtant pas ses meilleurs atouts mais a su se sublimer.
La France, classée au 5e rang d'une hiérarchie dominée par la République Tchèque, un rang flatteur au regard des performances d'ensemble hésitantes récemment présentées.







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