mardi 7 avril 2015

Le réveil de l'arabie saoudite face à l'iran

A gauche  : Mohamed Ben Salman, le ministre de la défense saoudien, ici au centre de contrôle de l’armée de l’air, à Riyad, le 26 mars, est le maître d’œuvre de la nouvelle politique offensive du royaume.

Et si le monde arabo-sunnite avait retrouvé son centre de gravité ? C’est ce que suggère l’entrée en guerre de l’Arabie saoudite contre les milices houthistes du Yémen, à laquelle huit pays du Maghreb et du Machrek se sont instantanément ralliés, en plus du Pakistan, allié historique du royaume. « Riyad a repris l’initiative, dans son intérêt et dans celui de la région, affirme le journaliste saoudien Jamal Khashoggi, qui a ses entrées dans tous les palais du pays. C’est le début d’un plan destiné à couper l’herbe sous le pied des Iraniens partout où nous le pouvons. »
Ces dernières années, les absences à répétition de l’ex-roi Abdallah, gravement malade, et l’électrochoc des « printemps arabes », fatal à son principal allié dans la région, l’Egyptien Hosni Moubarak, avaient rendu la maison des Saoud quasiment aphone. Déroutée par le désengagement de son protecteur américain au Proche-Orient, l’Arabie saoudite n’avait pu s’opposer aux tentatives du Qatar et de la Turquie, parrains des Frères musulmans, pour s’imposer comme le nouveau patron de la région.
Hormis dans le minuscule archipel de Bahreïn, où ses troupes avaient maté en 2011 le mouvement de contestation à dominante chiite de la dynastie des Khalifa, l’Arabie saoudite assistait sans broncher ou presque à l’extension du domaine de l’Iran : au Liban, où ses alliés du Hezbollah paralysent le fonctionnement des institutions ; en Syrie, où ses forces et ses fonds maintiennent le régime Assad en état de vie artificielle ; en Irak, où...
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