mardi 21 avril 2015

Sarkozy, le « rassembleur » à la dent dure

Le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, à Palaiseau, dans l'Essonne, le 16 mars.


« Rassembler. » Depuis son retour en politique, Nicolas Sarkozy n’a plus que ce mot à la bouche. Six mois qu’il répète sa volonté de fédérer son camp. « Mon rôle est d’être le ciment de la famille et de construire une alternative crédible », affirme-t-il. Une manière de se poser en pacificateur d’une UMP divisée pour rallier à sa cause des militants traumatisés par la guerre Copé-Fillon. Autant d’électeurs potentiels en sa faveur pour la primaire à droite en vue de la présidentielle de 2017. Autre avantage : contraindre ses rivaux à rentrer dans le rang, en les condamnant à mettre en sourdine leurs critiques contre lui.
En coulisses, une autre histoire se joue. Malgré le « rassemblement » affiché, les règlements de comptes et les divisions perdurent au sein d’une formation balkanisée en multiples écuries présidentielles. M. Sarkozy a beau multiplier les signes ostensibles d’apaisement, en privé il mène la vie dure à ses concurrents dans l’optique de la primaire.
Le ton a brutalement changé après la victoire de la droite aux élections départementales, le 29 mars. Comme si ce succès, qu’il considère comme le sien, l’avait libéré. Ses proches décrivent un animal politique ayant retrouvé sa vraie nature. « Ce soir-là, j’ai retrouvé le Sarko que je connais : pugnace, combatif, prêt à en découdre. Il affichait la même envie qu’en 2007, avec les mêmes sourires carnassiers… », confie un de ses amis de longue date.
Les bureaux politiques, pourtant plutôt calmes depuis son retour, ont récemment été le lieu de piques particulièrement...

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