mardi 5 mai 2015

En Colombie, l’ELN hésite à se rallier au processus de paix engagé avec les FARC

Le commandant en chef de l'Armée de libération nationale (ELN) Nicolas Rodriguez, "Gabino", répond aux questions de Reuters dans un camp de la guérilla, le 23 avril.


En Colombie, les pourparlers préliminaires en vue d’un accord de paix avec l’Armée de libération nationale (ELN, castriste) traînent en longueur. Alors que les négociations engagées avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche) accaparent l’attention du gouvernement et des médias, les guérilleros de l’ELN hésitent encore à se joindre au processus.
De source officielle, l’organisation castriste compterait entre 1 500 et 2 000 hommes en armes, contre 8 000 pour les FARC. Mais elle est présente dans près de 10 % des municipalités du pays. Et elle reste relativement bien articulée au mouvement social et syndical local. Samedi 2 mai, les chefs des FARC eux-mêmes ont demandé que « démarre l’étape publique des conversations entre l’ELN et le gouvernement », au motif « qu’il n’y a qu’un seul conflit politique, social et armé ».
Au terme de seize mois de dialogue exploratoire, les émissaires du gouvernement et de l’ELN seraient « d’accord à 80 % » sur les conditions d’un éventuel processus de paix. C’est ce qu’affirme Nicolas Rodriguez, alias Gabino, le chef sexagénaire des « elenos », dans une vidéo parvenue le 24 avril à l’agence Reuters. Ni l’agenda, ni la méthodologie des négociations à venir n’ont été précisés.
Resurgi de ses cendres
« Le gouvernement a commis l’erreur de croire que l’ELN allait accrocher son wagon au train des négociations engagées avec les FARC », estime l’analyste Ariel Avila, de la fondation Paix et Réconciliation....

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