lundi 18 mai 2015


A Séoul, le 13 mai. Sur l'écran, le visage de Hyon Yong-chol est entouré. 


Par son opacité, le régime nord-coréen encourage les spéculations. On vient d’en avoir une nouvelle démonstration. Mercredi 13 mai, les services secrets sud-coréens annonçaient que le ministre des forces armées nord-coréen, Hyon Yong-chol, avait été exécuté le 30 avril au moyen d’« un canon antiaérien ». La nouvelle s’est propagée comme une traînée de poudre. Mais le lendemain, les mêmes services faisaient machine arrière : cette exécution n’a jamais été confirmée et il s’agit plus vraisemblablement d’une « purge » sans effet déstabilisant sur le régime.
Dès l’annonce de cette exécution, des experts de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) à Séoul ne cachaient pourtant pas leur scepticisme. Cheong Seong-chang, de l’Institut Sejong, faisait valoir que si le vice-maréchal avait été exécuté, « il aurait immédiatement disparu des images diffusées par les médias officiels : or il apparaît dans un ­documentaire diffusé plusieurs jours de suite, du 5 au 12 mai ». Il était encore mentionné dans ­Rodong Sinmun, organe de presse du Parti du travail, parmi les personnalités assistant à un concert le 29 avril (la veille du jour supposé de son exécution). Il aurait donc été arrêté le lendemain et exécuté sur le champ…

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