jeudi 28 mai 2015

pour Poutine, les USA veulent «empêcher la réélection» de Blatter

Zurich (Suisse), le 20 mars. Sepp Blatter pourrait être entendu par la police suisse «dans les prochains jours».

Demande de report du congrès de la Fifa, appel à la démission de son président... S'il n'est pas inquiété pour l'instant par la justice américaine dans le scandale qui frappe l'instance dirigeante du football mondial, Sepp Blatter est sous le feu des projecteurs.


Corruption, racket, blanchiment. La justice américaine a inculpé mercredi 14 personnes, dont 9 dirigeants actuels et passés de la Fifa (Fédération internationale de football association) pour différentes affaires couvrant une période allant des années 1990 à nos jours.
Droits télévisés, marketing sportif, attribution de Coupes du monde, notamment celles de 2010, en Afrique du Sud, et de 1998, en France, sont dans le collimateur. Dans une autre procédure en cours en Suisse, l'attribution des Mondiaux 2018 à la Russie et 2022 au Qatar est mise en cause.

Sept personnes arrêtées font l'objet d'un mandat d'extradition vers les Etats-Unis. Même si aucune n'est américaine ou qu'aucun délit n'a été commis dans ce pays, il suffit d'un lien, «même minime» (un simple mail «transitant par un serveur américain» peut suffire) «pour que la justice d'outre-Atlantique puisse intervenir», explique la juriste Jessica Tillipman, de l'université George Washington.

Joseph Blatter (dit Sepp Blatter), le président de la Fifa, n'est pour l'instant pas directement ciblé. Le congrès de la Fédération internationale suit son cours, malgré une demande de report formulée par l'UEFA (Union européenne de football association). Il doit aboutir à sa réélection vendredi pour un cinquième mandat.

>>> Les événements de la journée en direct

13h20. La confédération africaine est opposée à un report de l'élection.

12h45. Sepp Blatter a rencontré les présidents des 6 confédérations. Selon une source proche du dossier, le président de la Fifa a rencontré dans la matinée à Zurich les représentants des six confédérations continentales membres de son instance. Les présidents ou leurs représentants de l'UEFA (Europe), l'AFC (Asie), la CONMEBOL (Amérique du Sud), la CAF (Afrique), l'OFC (Océanie) et la CONCACAF (Amérique du Nord, centrale et Caraïbes) ont participé à cette réunion, dont l'objet n'a pas été précisé.

11h50. Deux options pour l'UEFA. L'UEFA hésiterait entre deux possibilités concernant le congrès de la Fifa : boycotter ou voter pour l'opposant à Blatter, le Prince Ali.

11h30. Pas d'audition de Blatter pour l'instant. Démentant les informations du «Daily Mail», un porte-parole du ministère public suisse assure qu'«aujourd'hui, il n'est pas prévu d'auditionner Monsieur Blatter». 

11h25. Poutine défend Blatter et accuse les Etats-Unis. Le président russe, Vladimir Poutine, accuse les Etats-Unis d'utiliser leur justice pour «empêcher la réélection» de Joseph Blatter. «Il s'agit d'une violation très grossière des règles de fonctionnement des organisations internationales», ajoute-t-il, accusant Washington d'«imposer sa juridiction aux autres» dans une affaire où «aucun des fonctionnaires (de la Fifa) n'est américain» et où «aucun fait ne s'est produit aux Etats-Unis».

11h20. Blatter parlera à 17 heures. Sepp Blatter doit s'exprimer à 17 heures, à l'ouverture du congrès de la Fifa.

11h15. L'Angleterre favorable à une participation de l'UEFA au congrès. Alors que l'UEFA va aborder la question d'un boycott du congrès de la Fifa, le président de la fédération anglaise de football, Greg Dyke, déclare : «Je pense que nous allons participer au congrès.» Cette formulation montre néanmoins que la question fait débat.



11h10. L'Afrique du Sud se défend. Alors que des soupçons de corruption pèsent sur l'attribution du Mondial 2010 à l'Afrique du Sud, Jeff Radebe, ministre à la présidence, assure que son pays a «reçu un audit impeccable». «Ernst&Young est un cabinet d'audit renommé. Lorsque nous avons organisé la Coupe du monde, nous avons reçu un audit impeccable (...) Il n'a jamais été suggéré qu'une quelconque infraction ait eu lieu en Afrique du Sud», déclare-t-il.

11h05. L'UEFA pourrait boycotter le vote. Le quotidien «Bild» annonceque lors d'une réunion de l'UEFA, prévue à 12h30, l'instance va se pencher sur la question d'un boycott du congrès de la Fifa. 



10h55. Blatter ne doit pas quitter le territoire suisse. Le «Daily mail» annonce que la police suisse a demandé à Joseph Blatter ainsi qu'à tous les autres officiels de la Fifa de ne pas quitter le pays. Blatter devrait être entendu «dans les prochains jours».

10h05. Laurent Fabius demande un report de l'élection. Interrogé sur France Inter, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, se prononce en faveur du scrutin prévu vendredi. «Il faut qu'ils prennent un peu de temps, je dis ça à titre personnel, mais ça me paraît du bon sens». «Cela fait beaucoup d'années qu'il y a des accusations de corruption dans ce milieu. La raison serait (...) qu'on prenne un peu de temps, qu'on regarde ce qui est fondé, pas fondé, et ensuite les instances se prononceront. Sinon ça va donner une image encore plus désastreuse de cet ensemble», explique-t-il.

9h50. Marie-George Buffet et les «courbettes de chefs d'Etat».Ministre (PCF) des Sports au moment de la Coupe du monde 1998, Marie-George Buffet explique qu'«on parle beaucoup de la Fifa, mais ce sont toutes les confédérations dont il faut repenser le rôle». Elle déplore également, sur RMC et BFMTV, le fait que «les chefs d'Etat font la courbette devant les présidents de la Fifa».

9h40. Blatter absent d'une réunion. Attendu au congrès médical de la Fifa, Joseph Blatter n'est finalement pas venu. «Le président Blatter s'excuse de ne pas être présent, en raison des turbulences que vous avez probablement suivies dans les médias», annonce Jiri Dvorak, directeur médical de la Fifa. «Il doit assumer ses responsabilités dans la gestion de la situation et c'est sans doute plus important», ajoute-t-il.

9h20. Un ancien dirigeant de la Fifa se félicite de la situation. «C'est très bien, il faut nettoyer», déclare sur RMC le Français Jérôme Champagne, ancien dirigeant de la Fifa, où il a notamment été secrétaire général adjoint et délégué du président. Mais il dédouane la Fifa. «Il faut savoir une chose : les confédérations ne sont pas membres de la Fifa. Ce sont des organes qui ont une existence à part, sur lesquelles la Fifa n'a pas d'autorité», explique-t-il. «Ce qui est en cause, ce sont des business et des violations supposées de la loi sur des compétitions de la confédération nord-américaine et de la confédération sud-américaine. A aucun moment, la FIFA en tant que telle, n'est mise en cause. Les problèmes viennent justement du fait que ces confédérations contrôlent le gouvernement de la FIFA pour leur propre intérêt. Nous devons réformer la gouvernance de la FIFA pour redonner le pouvoir aux fédérations nationales», ajoute-t-il.

9 heures. L'Asie soutient Blatter. L'AFC, la confédération asiatique de football, qui regroupe 47 fédérations, maintient son soutien à la candidature de Sepp Blatter et refuse tout report du scrutin. Dans un communiqué, elle explique être «contre toute forme de corruption dans le football et (soutenir)les actions prises par le comité d'éthique de la Fifa. L'AFC a elle-même entrepris une réforme de sa gouvernance. L'AFC fait part de sa déception et de sa tristesse après les événements de Zurich, mercredi, mais s'oppose à un report de l'élection prévue vendredi. Elle réitère son soutien au président de la Fifa, Joseph Blatter».

8h45. Un ancien joueur désabusé. L'ancien joueur international américain Alexi Lalas, aujourd'hui consultant après avoir entraîné plusieurs équipes, fait part de son désarroi. «Beaucoup de gens me demandent pourquoi Sepp Blatter n'est pas impliqué. La réponse est que c'est ainsi que fonctionne vraiment le pouvoir», déclare-t-il dans le «New York Times».

8h30. Le Graët : «L'élection se tiendra.» Interrogé sur Europe 1, Noël Le Graët, président de la Fédération française de football, estime que «le congrès se tiendra et l'élection aussi». Il réitère cependant ses propos déjà tenus au «Parisien» - «Aujourd'hui en France», regrettant «que Michel(Platini) n'ait pas été candidat dans cette élection». «C'est évidemment le meilleur candidat pour diriger une instance comme celle-là.»

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