
Une impression de déjà-vu. « Il s’agit de faits inacceptables qui ont déjà donné lieu à des mises au point entre les Etats-Unis et la France », a protesté mercredi 24 juin l’Elysée dans un communiqué officiel, après les nouvelles révélations concernant les interceptions téléphoniques ayant visé trois présidents français, dont François Hollande. La réaction est tombée à l’issue d’un conseil de défense regroupant, autour du chef de l’Etat, les ministres concernés et les patrons des services de renseignement.
Les engagements américains « doivent être rappelés et strictement respectés,indique le communiqué. La France, qui a encore renforcé son dispositif de contrôle et de protection, ne tolérera aucun agissement mettant en cause sa sécurité et la protection de ses intérêts. » Le directeur de la DGSE Bernard Bajolet et le nouveau coordinateur du renseignement Didier Le Bret vont se rendre aux Etats-Unis dans les prochains jours. Le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius devait convoquer l’ambassadrice américaine Jane D. Hartley, mercredi en fin d’après midi.
C’est la troisième fois, depuis mai 2012, que l’exécutif formule de telles protestations. « Ceci n’est évidement pas admissible entre alliés », avait tempêté le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius dès juillet 2013. Puis, en octobre 2013, après de nouvelles révélations concernant l’écoute à grande échelle de 35 hauts dirigeants européens, l’ambassadeur des Etats-Unis en France avait été convoqué au Quai d’Orsay. « Je vous écoute », avait alors...
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