
Entre la rue et la messe, les Equatoriens hésitent. A la veille de la visite du pape François, attendu à Quito dimanche 5 juillet et le lendemain à Guayaquil, les manifestations se multiplient contre Rafael Correa. Le fougueux président de l’Equateur, au pouvoir depuis 2007, dénonce une « conspiration » de l’opposition de droite. Inquiète de voir la venue du pape instrumentalisée politiquement, l’Eglise appelle au calme.
Jeudi 2 juillet, après-midi, à Quito, plusieurs milliers de manifestants sont encore une fois descendus dans la rue aux cris de « Dehors Correa, dehors ! » Le chef de l’Etat avait également appelé ses partisans à se mobiliser, pour défendre sa « révolution citoyenne ». « Dehors les putschistes ! », scandait en fin de journée la foule venue le soutenir devant le palais présidentiel de Carondelet. La veille, le ministre de l’intérieur, José Serrano, avait expliqué que les opposants s’apprêtaient à prendre le contrôle du palais présidentiel, des aéroports et des postes frontières.
« Et avec quelle armée va-t-on faire tout cela ? », se demandait, ironique, un manifestant à Quito. Comme le rappelle le colonel et ancien élu de l’Assemblée constituante Luis Hernandez, « les militaires équatoriens sont respectueux des institutions et de la démocratie ». Mais personne n’a oublié que la pression de la rue a eu raison de trois présidents entre 1997 et 2005,..
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