
Au moins 21 personnes sont mortes dans des affrontements nocturnes à Taëz et Atak, dans le sud du Yémen, ont annoncé dimanche 19 avril des responsables locaux. Ces violents combats opposaient des rebelles chiites houthistes et des combattants favorables à Abd Rabbo Mansour Hadi, le président du Yémen. Relativement épargnée ces dernières semaines par les combats, Taëz est le théâtre depuis quelques jours de violents affrontements.
Par ailleurs, trois membres présumés d'Al-Qaida ont été tués dans une attaque de drone américain à Al-Saïd, a affirmé un chef tribal. Le drone a visé, selon lui, les occupants d'une voiture transportant des armes. Des combats se sont également déroulés à Aden, grande ville du sud du pays, mais aucun bilan n'a pu être obtenu dans l'immédiat.
Coalition menée par l'Arabie saoudite
Depuis le 26 mars, une coalition menée par l'Arabie saoudite bombarde le Yémen. Elle agit à la demande du président Abd Rabbo Mansour Hadi, chassé du pays par une rébellion et réfugié à Riyad. Les rebelles houthistes, des chiites originaires du nord du pays, cibles des bombardements, sont soutenus par l'Iran, rival de l'Arabie saoudite dans la région. Les frappes ont jusqu'ici échoué à repousser significativement les rebelles.
Les violences dans le pays puis les bombardements aériens ont fait plus de 750 morts depuis le 19 mars, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui estime que le bilan réel est plus élevé. Au moins 405 civils ont été tués par les frappes, selon l'Organisation des Nations unies (ONU), et plus de 120 000 personnes déplacées à l'intérieur du pays, qui s'ajoutent à 300 000 autres déplacées qui avaient fui avant même l'intensification des combats.







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