jeudi 16 avril 2015

Vente de Rafale à l’Inde: le jeu de dupe de M. Modi

Un avion Rafale fait une démonstration au-dessus de la base Yelahanka, près de Bangalore, dans le sud de l'Inde, en février 2013.


Ce vendredi 10 avril au soir, lors du banquet organisé sous les ors du palais de l’Elysée, ce n’est pas seulement la visite du premier ministre indien Narendra Modi que l’on fête, mais la fin d’un long suspense. Deux heures plus tôt, M. Modi annonce son intention d’acquérir 36 Rafale. Le contrat n’est pas encore signé, et les négociations doivent se poursuivre, notamment sur le montant de la transaction, mais l’annonce est accueillie comme un soulagement.
Le sujet a dominé les relations entre la France et l’Inde depuis 8 ans, à tel point que l’ambassade de France à Delhi est surnommée l’« ambassade Dassault ». Ce jour-là, à l’Elysée, au quai d’Orsay, comme au ministère de la défense, tous savourent cette victoire avant que celle-ci ne devienne, quelques jours plus tard, celle de M. Modi.
Ce vendredi 10 avril, l’heure est aux célébrations. Les tables disposées dans la salle du banquet portent le nom de rivières sacrées de l’hindouisme. Elles ignorent la diversité d’un Etat séculaire, dont le chantre, Gandhi, n’est même pas mentionné, comme pour plaire au nouveau dirigeant nationaliste hindou. M. Modi a même obtenu de François Hollande une croisière sur la Seine, au soleil couchant, pour sceller leur amitié.
Les négociations ne font que commencer
La vente des Rafale éclipse tous les sujets gênants. On n’entend parler ni des minorités religieuses menacées en Inde, ni des ONG de défense de l’environnement accusées par le gouvernement de M. Modi de porter atteinte à la« sécurité économique » de l’Inde, parce qu’elles s’opposent à l’ouverture...

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